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MSF Gaza Palestine

Palestine

Mars - Palestine

Ahmed, 38 ans, un Palestinien blessé par l'armée israelienne le 14 mai 2018. Avril 2019. Palestine © Mohammed Abed
 

    L’enclave palestinienne de Gaza est sous blocus israélien depuis plus d'une décennie. Durant cette période, ses habitants ont connu trois guerres et de fréquentes flambées de violence. L'économie est en chute libre et la situation humanitaire ne cesse de se détériorer.

    Le 30 mars 2019, les équipes de MSF à Gaza sont à l’œuvre, comme chaque jour depuis un an, pour tenter de soigner des centaines de Palestiniens blessés lors des manifestations de la «marche du retour». Ce jour-là, 4 personnes ont été tuées et 64 blessées par des tirs à balles réelles. La situation était loin d’être aussi grave que le 30 mars, ou le 14 mai 2018, ou d'autres dates moins connues, lors desquels les hôpitaux avaient été submergés, et les patients avaient dû attendre dans les couloirs avant d’être pris en charge.

    De nombreux patients ont perdu d’importants morceaux d’os de leur jambe, parfois dix centimètres ou plus, pulvérisés par des balles tirées par l’armée israélienne. Ce ne sont pas de simples blessures qui peuvent être facilement soignées. Les ressources médicales disponibles à Gaza sont limitées et rendent ce défi extrêmement compliqué, voire impossible dans certains cas. 

    La possibilité de référer les patients qui le nécessitent vers des hôpitaux étrangers s'avère plus que nécessaire.

    Ce qui serait inimaginable ailleurs est devenu la norme à Gaza. Une journée où l’on dénombre 4 morts et 64 blessés par balles réelles est une journée presque joyeuse, car on est loin des deux ou trois cents, voire plus, que l’on redoutait. Il faut lutter contre ce sentiment de normalité.
    Jacob Burns, responsable MSF de la communication sur le terrain