× Fermer
Cyclone Idai. Mozambique. Mobile clinics.

Malawi, Mozambique, Zimbabwe

Cyclone Idai : les équipes de MSF mobilisées au Mozambique, au Malawi et au Zimbabwe

Aida Joao, travailleuse communautaire MSF, évacue un enfant suspecté d'être atteint de pneumonie d'un bidonville de Beira, où MSF effectue des cliniques mobiles depuis le cyclone Idai. Mozambique, 26 mars 2019. © Pablo Garrigos/MSF
Toutes les actualités 
Après le passage du cyclone dévastateur Idai, les équipes MSF ont lancé des interventions d'urgence au Zimbabwe, Mozambique et Malawi.

    Mise à jour au 17 avril 2019

    Mozambique : le point sur la situation humanitaire après le passage du cyclone Idai

    Depuis le passage du cyclone Idai, qui a causé de nombreuses destructions et d’importantes inondations, les équipes MSF mènent des interventions d’urgence aussi bien dans des aires urbaines comme Beira que dans des zones rurales comme celle de Nhamatanda. L’accès restreint à l’eau potable et les conditions sanitaires ont fait craindre à l’association une propagation de l’épidémie de choléra qui a déjà touché des milliers de personnes. Le point sur l’intervention MSF et la situation humanitaire au Mozambique. 

    Lire l'article dans son intégralité

    Le point au 9 avril 2019

    MSF répond à l’épidémie de choléra dans le district de Nhamatanda

    La ville de Tica, située à 75 kilomètres au nord de Beira, a été lourdement touchée par les inondations causées par le cyclone Idai. De nombreuses habitations, cultures et installations ont été détruites ou sont encore inondées. Les équipes de MSF ont installé à Tica une unité de traitement du choléra et apportent un soutien à la campagne de vaccination contre le choléra menée par le ministère de la Santé.

    Lire l'intégralité de l'article

    Le point au 5 avril 2019

    Le cyclone a eu un impact dévastateur sur les populations vivant dans les zones touchées par les inondations et le cyclone. Les besoins médicaux sont élevés et MSF s'attend à ce que ces besoins se poursuivent dans les semaines à venir, le choléra et d'autres maladies d'origine hydrique, les infections cutanées et les infections des voies respiratoires, déjà présentes dans la communauté, continuant à se propager. Certaines zones touchées par les inondations sont encore isolées et reçoivent peu ou pas d'aide.

    Afin de faire face aux épidémies de choléra en cours à Beira, dans le district de Nhamatanda, et à Dondo, MSF travaille d'arrache-pied pour aider le ministère de la Santé. MSF lui fournit également un appui logistique, technique et de planification dans le cadre de la campagne de vaccination contre le choléra à Beira, Dondo, Nhamatanda et Buzi.

    L'eau reste une préoccupation réelle dans les zones du Mozambique touchées par les inondations et le cyclone: des milliers de personnes luttent encore pour avoir accès à de l'eau potable. Nos équipes d'approvisionnement en eau et d'assainissement sont présentes dans la communauté pour installer des points d'eau et évaluer ceux qui existent déjà. Une unité de traitement de l'eau a été installée par MSF à Chingasura, l'un des quartiers les plus touchés par le choléra à Beira, et une autre est en cours d'installation à Dombe (province de Manica) afin de fournir de l'eau potable aux camps de déplacés dans la région.

    Derniers chiffres au Mozambique

    • 598 personnes sont décédées en date du 2 avril, selon le gouvernement du Mozambique
    • Près de 112 000 maisons ont été identifiées par les autorités comme totalement détruites (62 153), partiellement détruites (34 139) ou inondées (15 784)
    • Selon l'UN-OCHA (bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU), environ 1,85 millions de personnes ont un besoin urgent d'assistance humanitaire
    • 131 000 personnes déplacées sont réparties dans 136 sites autour de Sofala, Manica, Zambezia et Tete, en date du 2 avril.

    La réponse de MSF

    MSF a réagi le plus rapidement possible, étant donné les énormes contraintes d'accès, avec des activités médicales dans les trois jours suivant l'arrivée des premiers membres de l'équipe.

    • En date du 4 avril, les équipes MSF avaient traité plus d'un millier de personnes suspectes d'avoir contracté le choléra dans la ville de Beira
    • Plus de 300 membres du personnel MSF travaillent dans la zone sinistrée par les inondations
    • Plus de 100 tonnes de fret aérien international à destination de Beira, et intensification des opérations d'approvisionnement.

    2 avril 2019, témoignage

    Les six premiers jours au Zimbabwe

    Marthe Frieden est la responsable de l'équipe médicale de l'intervention d'urgence mise en place par MSF pour faire face aux destructions causées par le cyclone tropical Idai au Zimbabwe. Ce cyclone a frappé la province montagneuse du Manicaland au Zimbabwe dans la nuit du 15 mars, provoquant des inondations et des glissements de terrain mortels, en particulier dans le district de Chimanimani.

    En direct des districts les plus touchés de Chimanimani et de Chipinge, Marthe décrit les événements des six premiers jours, et notamment comment une équipe MSF de dix personnes est rapidement passée des activités régulières à une intervention d’urgence.

    Lire l'intégralité de l'article

    Le point au 28 mars

    Mozambique : MSF renforce ses activités pour faire face au choléra

    Au Mozambique, les premiers patients suspectés d’avoir contracté le choléra ont été pris en charge par Médecins Sans Frontières, en collaboration avec le ministère de la Santé, dans la ville de Beira. Le cyclone Idai et les inondations ont considérablement endommagé les structures de santé et le système d’approvisionnement en eau potable de nombreuses régions du pays. Pour répondre aux besoins urgents des populations, MSF a augmenté ses capacités d’intervention sur le terrain. 

    D'après le gouvernement, les vents violents et la montée des eaux ont jusqu'à présent causé la mort d’au moins 447 personnes. Des milliers de bâtiments – maisons, écoles, centres de santé et hôpitaux – ont été endommagés ou détruits, tout comme les moyens de subsistance de centaines de milliers de personnes. De nombreuses familles se retrouvent sans logement et la plupart des communautés n'ont pas accès fiable à l'eau potable ou à l'électricité.

    « Étant donné le volume d’eau qui s’est abattu sur Beira lorsque le cyclone Idai est passé et vu l’étendue des destructions, il n’est pas étonnant que des maladies liées à l’eau, comme le choléra, surviennent dans la ville de Beira »,  a déclaré Gert Verdonck, coordinateur d’urgence MSF. « Médecins Sans Frontières soutient déjà le ministère de la Santé pour la prise en charge des patients suspectés d’avoir contracté le choléra, dans trois centres de santé de Beira, et traite pour le moment plus de 200 patients par jour. Dans les jours qui viennent, MSF va collaborer avec le ministère de la Santé pour augmenter ses activités et apporter un soutien à davantage d’unités de traitement du choléra et faire le nécessaire pour réhabiliter un grand centre de traitement de cette maladie. »

    En dehors des centres de santé, des équipes mobiles de MSF dispensent des soins de santé primaires aux communautés les plus touchées. Ces équipes sont composées de médecins, de cliniciens, d'infirmières, de promoteurs de santé et de conseillers. Elles se rendent dans les zones les plus pauvres de Beira ainsi que dans certains des 37 centres de transit qui servent de refuges pour les personnes dont les maisons ont été détruites et celles qui ont été sauvées des zones inondées.

    « Des avions-cargos se posent chaque jour pour acheminer le matériel dont nous avons besoin et du personnel médical et logistique expérimenté venant de nos projets au Mozambique et d’ailleurs dans le monde arrive aussi. Nous sommes en discussion avec le ministre de la Santé sur la question d’un soutien à une campagne de vaccination contre le choléra dans la région », indique Gert Verdonck.

    Début mars, une tempête, entraînant de très fortes pluies, a touché le Malawi, avant de se diriger au large des côtes mozambicaines. Elle s’est ensuite intensifiée sous la forme d’un cyclone : le cyclone Idai.  Dans la nuit du 14 mars, Idai est retourné en direction des côtes, ravageant la ville portuaire de Beira, qui abrite quelques 500 000 personnes, ainsi que les districts environnants.

    Dès que les avions ont à nouveau pu atterrir, après la réouverture de l'aéroport, MSF a envoyé une petite équipe d'urgence depuis Maputo, afin de s’assurer de la sécurité du personnel MSF présent sur place dans le cadre d’un projet de prise en charge du VIH et afin d’évaluer les besoins pour une intervention d'urgence à grande échelle, à Beira et ses environs. Cette première équipe s'est élargie à plus de 60 collaborateurs internationaux. Ceux-ci travaillent aux côtés du personnel MSF déjà présent à Beira et recrutent rapidement des renforts locaux supplémentaires, pour aider à répondre aux besoins.

    Jusqu'à présent, les équipes mobiles ont principalement traité des cas de diarrhée, des infections des voies respiratoires, de la peau, des plaies, ainsi que des blessures subies par des personnes tentant de reconstruire leur maison. Lorsque les patients ont besoin de soins médicaux plus importants, MSF les transporte à l'hôpital ou dans un centre de santé proche.

    En plus des premières fournitures d'urgence envoyées depuis Maputo, MSF a jusqu'à présent affrété quatre vols cargo depuis la Belgique, à destination de Beira, contenant du matériel de première nécessité. Au moins trois autres avions-cargos sont prévus cette semaine, depuis la Belgique, Dubaï et la France. La mobilisation massive de fret aérien se poursuivra dans les semaines à venir.

    Plusieurs évaluations sanitaires ont été menées ces derniers jours, au cours desquelles les équipes MSF ont évalué la situation en matière d'eau et d'assainissement. Au vu des résultats, l'intervention de MSF s'étendra au-delà de la ville de Beira, dans les provinces de Manica et Sofala, notamment dans les villes durement touchées de Buzi et Dondo.

    Le point au 27 mars 2019

    Les inondations et la réponse humanitaire sont d’une ampleur considérable

    Plus d'un million de personnes luttent pour reconstruire leur vie dans les régions inondées du Mozambique. Beaucoup d’entre elles ont urgemment besoin d'aide pour survivre. Devant l’ampleur des dégâts, la réponse à cette catastrophe causée, à la fois par les fortes inondations et le cyclone Idai, sera tout simplement énorme. Les équipes d'urgence de MSF ont commencé les interventions médicales et le déploiement de l’aide humanitaire est en train de passer au niveau supérieur, grâce aux systèmes d'intervention d'urgence maintenant activés.

    Lire l'article dans son intégralité

    Le point au 25 mars

    Réponse MSF au Mozambique : première cargaison d'une longue série en route pour Beira

    Trois avions cargo chargés de 43,3 tonnes de matériel d'urgence sont partis hier de l’aéroport d’Ostende en Belgique à destination de Beira au Mozambique. Ils contiennent des kits de traitement de l'eau, des moustiquaires, des kits médicaux, des générateurs, ainsi que du matériel pour remettre sur pied les centres de santé endommagés. 4 cargos supplémentaires sont déjà prévus pour les prochains jours. Et d’autres sont à prévoir pour les semaines à venir.

    Nos équipes d'intervention d'urgence sont sur place :

    • Au Mozambique, nous avons maintenant 4 équipes d'urgence sur le terrain qui fournissent des soins de santé dans la ville de Beira et évaluent la situation dans les zones touchées par les inondations aux alentours de la ville afin d’adapter au mieux la réponse ;
       
    • Ces équipes de 35 personnes spécialisées dans les interventions d'urgence dans les zones les plus sinistrées et touchées par les inondations ont, depuis le 21 mars, commencé à conduire des consultations médicales au sein de cliniques mobiles dans plusieurs quartiers de la ville. Elles soutiennent également le service des urgences de l'hôpital de Beira.
       
    • De nombreuses autres personnes MSF sont en route pour le Mozambique à mesure que MSF intensifie son intervention d’urgence.
       

    Au Malawi

    MSF travaille avec les autorités locales, le Département de gestion des catastrophes naturelles ainsi qu’avec des organisations locales et internationales.

    Une équipe MSF de 18 personnes travaille en soutien au ministère de la Santé avec des équipements médicaux et sanitaires, afin de couvrir les besoins d’environ 18 000 personnes à Makhanga, sur la rive est de la rivière Shire.

    Les équipes sont préoccupées par le sort des personnes sous traitements médicamenteux pour des maladies chroniques, comme le VIH/sida ou la tuberculose.

    Au centre de santé de Makhanga, MSF continue de dispenser des soins de santé primaire et VIH/sida, et continue d’assurer une surveillance épidémiologique avec environ 150 consultations par jour.

    Des équipes se sont rendues dans différentes communautés pour réparer des forages et des puits, tester la qualité de l'eau et garantir l'accès à de l'eau potable. Elles ont également construit des latrines, des sanitaires, distribué des biens de première nécessité et des kits d'hygiène. Bien qu’aucun cas de maladie hydrique n’ait été reporté à ce jour, cela reste une préoccupation.

    À Makhanga, MSF a déjà fourni des kits d’hygiène comprenant des seaux, des récipients et du savon à plus de 2 000 foyers. En raison des craintes concernant l’apparition de cas choléra, les équipes prévoient la construction d’une unité de traitement du choléra de 4 lits et des formations.

    Au Zimbabwe

    MSF continue de dispenser des consultations et de fournir du matériel médical dans le centre de transit installé en périphérie de la ville de Chimanimani.

    Depuis qu’une équipe MSF a pu accéder à Chimanimani jeudi dernier, la priorité s’est déplacée à l’intérieur du district. La zone était inaccessible jusqu’à la semaine dernière en raison d’éboulements bloquant les routes et de ponts détruits. À certain endroits, les inondations ont emporté des maisons entières, des magasins ou encore des usines. Beaucoup ont perdu leur travail ou leurs ressources, ainsi que l’accès à leurs traitements médicamenteux.

    Une équipe permanente travaille désormais avec le personnel du ministère de la Santé à l’hôpital de Chimanimani. Jusqu'à présent, peu de patients ont été vus et trois cas de diarrhée aqueuse ont été observés.

    Deux équipes de sensibilisation de MSF se déplacent également autour de Chimanimani, en dehors des routes principales. Elles tentent d’accéder au plus grand nombre possible de dispensaires de Chimanimani et des régions alentour, soit une vingtaine au total, pour évaluer les besoins en matière de santé, distribuer des médicaments aux dispensaires et aux agents de santé des villages.

    C’est la première fois qu’autant de zones sont accessibles depuis le passage du cyclone. Avec de nombreuses routes détruites ou inondées, les équipes marchent entre 3 km et 12 km pour atteindre les communautés isolées qui n’ont pas accès à l’eau potable.

    Jusqu'à présent, l'équipe de MSF a atteint la clinique de Nyahode, et a traité 20 blessures liées au cyclone et 3 cas de diarrhée. L’équipe a aussi fait don de fournitures médicales.

    Le 24 mars, l'équipe est parvenue à Charleswood, une communauté minière, où elle a pu faire de la promotion de la santé, donné des articles médicaux et des pastilles de purification de l’eau.

    Il fallait se rendre dans ces communautés isolées pour voir quels étaient leurs besoins. C’est ce que MSF fait avec une infirmière du ministère de la Santé : parcourir les derniers kilomètres, transporter des médicaments essentiels, des fournitures de base et des pastilles pour rendre l’eau potable.
    Bjorn Nissen, représentant national de MSF au Zimbabwe

    Jusqu'à présent, les besoins en matière de santé comprennent la prise en charge des traumatismes, le renouvellement du traitement antirétroviral des patients atteints du VIH/sida et les médicaments pour les maladies chroniques. Cependant, les conséquences à long terme d'un manque d’accès doivent être prises en compte : l’absence d’électricité a perturbé les services de vaccination de routine, a engendré des ruptures de stock de matériel médical et de médicaments ainsi que l’interruption du traitement du VIH/sida, de la tuberculose et des patients atteints de maladies chroniques.

    Une équipe MSF de Chipinge a également atteint Copper, une vallée au sud, très touchée par le cyclone, pour procéder à une évaluation des besoins.

    Le point au 22 mars 2019

    Les équipes MSF commencent à délivrer leurs premiers soins

    Au 21 mars, le bilan provisoire faisait état de 202 décès au Mozambique. Il pourrait gravement s’alourdir, la ville de Beira ayant été détruite à 90%.

    Six personnels MSF expérimentés en matière d’urgence sont déjà sur place à Beira, et d’autres personnels sont en route pour rejoindre les zones touchées par les inondations.

    Après deux jours d’évaluation des besoins, les équipes MSF commencent à délivrer leurs premiers soins. Elles ont transformé un camion précédemment dédié aux consultations VIH en unité mobile de soins de santé primaires. Les équipes procèdent aussi à la réfection des toits de deux centres de santé de Beira, afin de les rendre à nouveau fonctionnels.

    MSF continue d’envoyer du matériel et des fournitures médicales sur place ainsi que des biens de première nécessité, mais l’accès reste un immense défi.

    D'autres équipes MSF prévoient d’évaluer les besoins dans certaines zones situées en dehors de Beira, où les besoins pourraient également être critiques.

    Au Malawi, MSF a mis en place des cliniques mobiles dans plusieurs zones touchées par les inondations, ainsi que des activités dans les domaines de l’eau et de l’assainissement.

    Au Zimbabwe, MSF a envoyé une équipe d’intervention d’urgence dans les régions montagneuses de la province du Manicaland, près de la frontière avec le Mozambique, où des inondations ont provoqué des destructions considérables, telles que des routes et des ponts inondés ou effondrés.

    Le point au 20 mars 2019

    «De l’eau, beaucoup d’eau»

    Le cyclone Idai a frappé les côtes du sud-est de l'Afrique, au Mozambique, Malawi et au Zimbabwe, ce jeudi 14 mars. Les équipes MSF présentes dans ces trois pays mettent tout en œuvre pour analyser les besoins des populations sur le terrain et leur garantir les soins médicaux dont ils ont urgemment besoin. C’est le Mozambique qui a été le plus touché, principalement la ville de Beira. Gert Verdonck, coordinateur des urgences MSF, témoigne de la situation qu’il constate sur place. 

    Lire l'article dans son intégralité

    Le point au 19 mars 2019

    La première réponse des équipes MSF

    Le cyclone a frappé la ville de Beira, au Mozambique, jeudi 14 mars, avec des vents pouvant atteindre 200 kilomètres heure. La ville a été dévastée tout comme la région côtière des provinces de Sofala, Zambezia et Inhambane et certaines parties de la province de Manicaland au Zimbabwe. Dans la zone la plus méridionale du Malawi, des pluies torrentielles ont provoqué des inondations, forçant plus de 10 000 personnes à quitter leurs foyers. L'approvisionnement en matériel médical et en eau potable ainsi que l’accès à des sanitaires fonctionnels seront un axe majeur pour les équipes dans les jours à venir.

    Mozambique

    Au Mozambique, une équipe d'urgence MSF arrive aujourd'hui à Beira afin d’évaluer l'ampleur des dégâts ainsi que les besoins médicaux de la population. Environ 90 % de la zone autour de la ville a été détruite, de nombreux bâtiments sont inondés et les routes principales impraticables. À l'hôpital, le bloc opératoire et certains services ont été gravement endommagées. L'électricité est tombée en panne et les services de communications ont été en grande partie détruits. Les projets médicaux soutenus par MSF à l'hôpital de Beira et dans divers centres de santé ont, quant à eux, dû être suspendus en raison de la force du cyclone.

    À ce jour, 84 morts et au moins 1 500 blessés ont été signalés entre les villes de Beira, Dondo et Chimoio. Le gouvernement a cependant confirmé le 18 mars que la situation pourrait être encore plus grave avec plus d’un millier de victimes.

    Désormais, la principale préoccupation est de restaurer les services médicaux dans les centres de santé et les cliniques, tout en anticipant les besoins en eau et en hygiène qui resteront importants dans les prochains jours.

    Zimbabwe

    Au Zimbabwe, les 30 000 habitants du district de Chimanimani dans la province de Manicaland, ont également été touchés par le cyclone après son passage au Mozambique.

    À l'heure actuelle, plusieurs routes menant à la ville de Chimanimani sont impraticables et la région n'est accessible que par hélicoptère. Une équipe de MSF, munie de matériel et de fournitures médicales, a tenté d'entrer dans la ville, mais elle n'a pas encore été en mesure de le faire en raison de la destruction de ponts. Une aide médicale est actuellement disponible dans un centre de stabilisation situé à une vingtaine de kilomètres de Chimanimani avec des fournitures médicales et un soutien pour l'approvisionnement en eau et l'assainissement.

    Malawi

    Au Malawi, des pluies torrentielles sont tombées dans les districts de Chikwawa et de Nsanje, situés au sud de la rivière Shire. À ces précipitations s’ajoutent les pluies du cyclone Idai de la semaine dernière, qui ont déjà provoqué de graves inondations, notamment dans 14 des 28 districts de Nsanje. Les chiffres officiels font état de 56 morts, 577 blessés et 3 disparus.

    Des cours d’eau sont sortis de leurs lits, submergeant de nombreuses maisons et amenant environ 11 000 ménages à être déplacés à Nsanje.

    MSF a commencé à fournir une assistance médicale dans la zone la plus touchée de Makhanga, sur la rive est qui ne peut être atteinte que par bateau ou hélicoptère.

    MSF soutient également le centre de santé de Makhanga en participant au nettoyage de ce dernier, mais aussi en fournissant du matériel et des ressources humaines. Les équipes participent au renforcement des systèmes de surveillance et d'aiguillage, et au soutien des cliniques de proximité et des activités de promotion de la santé des centres d'évacuation.

    Des activités d'approvisionnement en eau et d'assainissement, ainsi que des distributions de kits de biens de première nécessité aux personnes touchées, sont en cours de planification.