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Niger

Juillet - Niger

 

    Au mois de juillet 2018, une épidémie de choléra frappe la région de Maradi dans le sud du Niger. Maradi et en particulier un de ses districts – Madarounfa – ont été les plus touchés par l’épidémie, qui s’est ensuite étendue à trois régions voisines: Dosso, Tahoua et Zinder. C’est la pire épidémie de choléra que le pays ait connue au cours des dernières années.

    Les équipes MSF ont contribué à la riposte contre la maladie et sa propagation entre juillet et octobre ; notamment en prodiguant des soins adaptés à chaque cas : réhydratation par voie orale, ou par intraveineuse pour les cas les plus sévères, et administration d’antibiotiques en prévention pour les personnes exposées.

    La chloration de l’eau potable dans les villages, la désinfection des maisons et espaces publics et l’information des communautés sur les mesures d’hygiène qu’elles peuvent prendre, font partie intégrante de la réponse pour stopper la transmission du choléra.

    Dans certaines zones à risques, comme à Madarounfa, des campagnes de vaccination ont aussi été menées de manière préventive pour protéger les populations qui risquaient d’être exposées à une future épidémie.

    Depuis le début de l’épidémie en juillet, le ministère de la Santé a rapporté 3 821 cas de choléra et 78 décès. 69 % de ces cas ont été enregistrés à Madarounfa. Au cours de la riposte, les équipes de MSF ont traité 2 543 cas et rapporté 30 décès. MSF a fermé son dernier centre de traitement du choléra à la mi-octobre.

    Au cours des dernières années, on a constaté que la mise en œuvre d’une activité de vaccination en situation d’urgence pouvait jouer un rôle important dans la réponse à une épidémie de choléra, en contribuant à stopper le cycle de transmission et réduire le nombre de morts associés à de telles épidémies.
    Anne-Marie Pegg, référente médicale sur les sujets liés aux épidémies et à la vaccination chez MSF


    LuxOR au Niger - Importance de l’eau propre : identifier et réhabiliter les forages endommagés au Niger

    Indispensable pour l’alimentation et la santé des populations, la mise à disposition de sources durables d’eau potable constitue également une priorité pour les communautés vulnérables et les acteurs du secteur de la santé.

    Au Niger, dans le département de Guidan-Roumdji, Médecins Sans Frontières a choisi de piloter et d’évaluer une nouvelle approche visant à réhabiliter 31 forages endommagés ou pollués au lieu d’en construire de nouveaux. Une étude menée par l’unité de recherche opérationnelle LuxOR de MSF a permis d'évaluer les différents types de dommages ou de pollutions des forages, les mesures de réhabilitation adoptées ainsi que les coûts associés. Les conclusions de cette étude illustrent de façon très claire la grande rentabilité de cette approche innovante, puisque la réhabilitation des forages ne coûte que 2 $ par bénéficiaire, contre 30 $ pour la construction de nouveaux systèmes. Intégré depuis à un ensemble complet d’outils WASH (eau, assainissement et hygiène) améliorés, le kit de réhabilitation des forages est utilisé au Zimbabwe et devrait être adopté dans des pays voisins d’Afrique australe.

    Photo principale : patients du centre de traitement du choléra de MSF à Camp Luka, à  Kinshasa, en République démocratique du Congo, en janvier 2018. © Carl Theunis/MSF