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Libye

Frappe aérienne sur le centre de détention de Tajoura

Vue générale d'un centre de détention en Libye. Septembre 2018. © Sara Creta/MSF
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Le soir du 2 juillet, une frappe aérienne contre le centre de détention de Tajoura, situé à l’est de Tripoli, capitale de la Libye, a fait des dizaines de morts parmi les migrants et réfugiés.

    Réaction de Prince Alfani, coordinateur médical de MSF Libye :

    « C’est une tragédie qui aurait largement pu être évitée si les précédents appels à l’évacuation des centres de détention avaient été entendus.

    Au moment de l'attaque, plus de 600 hommes, femmes et enfants vulnérables étaient retenus dans le centre de détention de Tajoura. La veille, nos équipes s’étaient rendues dans la cellule qui a été touchée. Ceux qui ont survécu craignent pour leur vie.

    Depuis le début du conflit en avril, ce n'est pas la première fois que les migrants et les réfugiés sont pris au piège des combats et des multiples frappes aériennes sur ou à proximité des centres de détention. Il y a huit semaines, dans ce même centre de détention de Tajoura, des éclats d'obus provenant d’une explosion ont traversé le toit d’un bâtiment où se trouvaient des femmes et des enfants.

    Cette année, pour chaque personne évacuée ou réinstallée, c’est presque deux fois plus qui sont renvoyées de force en Libye par les garde-côtes libyens, soutenus par l'Union européenne.

    Désormais, nous ne pouvons nous satisfaire d’une simple condamnation. Il faut procéder à une évacuation immédiate des centres de détention de tous les réfugiés et les migrants hors de la Libye. L’inaction et la complaisance ont déjà coûté la vie à des réfugiés et des migrants. »