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Mozambique

Cyclone Idai : «De l’eau, beaucoup d’eau»

Destructions causées par le cyclone tropical Idai. Beira. Mozambique. Mars 2019. © Joao Beirao/MSF
Témoignages 
Le cyclone Idai a frappé les côtes du sud-est de l'Afrique, au Mozambique, Malawi et au Zimbabwe, ce jeudi 14 mars. Les équipes MSF présentes dans ces trois pays mettent tout en œuvre pour analyser les besoins des populations sur le terrain et leur garantir les soins médicaux dont ils ont urgemment besoin. C’est le Mozambique qui a été le plus touché, principalement la ville de Beira. Gert Verdonck, coordinateur des urgences MSF, témoigne de la situation qu’il constate sur place.

    « La première chose que l’on voit en arrivant est un spectacle de désolation, et de l’eau, beaucoup d’eau. Apparemment, la situation en-dehors de la ville de Beira serait encore plus désastreuse. Depuis notre arrivée, nous nous sommes concentrés sur les besoins des 500 000 habitants de Beira, dont la plupart des maisons sont endommagées ou détruites.

    Mais la vie continue en quelque sorte. Les gens retournent au travail et cherchent de la nourriture au milieu d’arbres déracinés qui jonchent le sol. Des personnes tentent de réparer leur maison, ou de remplacer leur toit. Et il pleut encore abondamment. Il faudra beaucoup de temps avant que les eaux se retirent.

    Il est difficile aujourd’hui d’avoir une idée précise des besoins médicaux. Avec la majorité des routes détériorées, nous avons du mal à accéder aux centres de santé, pour la plupart détruits. Il s’agit aujourd’hui de notre plus grand challenge. Et c’est aussi un défi pour le ministère de la Santé, qui tente de rétablir l’accès aux soins le plus rapidement possible.

    Les maladies hydriques constituent également une préoccupation majeure, notamment dans les quartiers les plus densément peuplés et les plus pauvres, où les habitants n’ont plus accès à l’eau potable. Ceux qui le peuvent achètent de l’eau en bouteille, mais tous ne peuvent se le permettre. Les maladies respiratoires risquent également d’être un problème sanitaire. Il pleut encore à l’intérieur des maisons, et pour les personnes sans domicile, rassemblées dans des écoles ou des églises, le confinement favorise la transmission de ces maladies, comme la pneumonie.

    Comment soigner ces personnes malades avec autant de centres de santé endommagés ? Nous allons répondre dans l’urgence aux besoins principaux que nous constaterons, et, en parallèle, évaluer la situation pour déterminer les zones où notre assistance aura le plus d’impact. Nous adapterons notre réponse en fonction.»