× Fermer
Libye. Détention. Enfermement.

Libye

La machine à broyer

Entre les villes de Zintan et Yefren, au sud de Tripoli, près de 500 personnes, pour la plupart originaires d'Érythrée et de Somalie, sont enfermées dans le centre de détention de Dahr-el-Jebel. Octobre 2019. © Aurelie Baumel/MSF
Focus 
Des milliers de personnes sont condamnées à croupir dans des centres de détention ou prises au piège d’un cycle sans fin de violence et d’abus, en Libye.
    • Il y a urgence à ce que l’aide humanitaire se déploie auprès des migrants et réfugiés de manière plus massive et transparente en Libye. 
    • La détention arbitraire des migrants et réfugiés doit cesser, des lieux au sein desquels sécurité et assistance leur seraient assurés doivent être mis en place immédiatement, le temps que puisse s’organiser leur évacuation. 
    • Il faut que l’Europe cesse de renvoyer dans cet enfer ceux qui s’en échappent par la mer et augmente les places d’accueil, aux côtés d’autres pays sûrs, pour les rescapés des prisons libyennes.

    Fin 2017, des images effroyables de migrants vendus comme des marchandises en Libye faisaient le tour du monde et suscitaient une réaction en chaîne de nombreux dirigeants, en Libye, en Europe, en Afrique, promettant de prendre des mesures destinées à protéger les réfugiés et migrants d’un système d’exploitation organisée.

    Deux ans après, rien n’a pourtant changé. Présentes depuis 2017 auprès des migrants et réfugiés détenus en Libye, les équipes MSF témoignent de l’horreur de la situation pour des milliers de personnes condamnées à croupir dans des centres de détention ou prises au piège d’un cycle sans fin de violence et d’abus.