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Ebola. RDC. Urgence sanitaire mondiale.

RD Congo

10 faits et chiffres : un an après le début de l'épidémie d'Ebola en RDC

Après leur travail de décontamination et une visite dans une zone à risque, les agents de santé sont à leur tour décontaminés. Kalunguta, province du Nord-Kivu. République démocratique du Congo. Novembre 2018. © Alexis Huguet
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La République démocratique du Congo a déclaré une épidémie d'Ebola il y a plus d'un an, le 1er août 2018 ; avec de nombreux défis qui demeurent, cette épidémie n'est toujours pas sous contrôle et ne semble pas sur le point de disparaître.

    Voici quelques faits et chiffres des 12 mois de réponse à l'épidémie d'Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, dans le nord-est du pays.

    1.    La 10ème épidémie en RDC depuis la découverte du virus en 1976 a été déclarée le 1er août 2018. Il s'agit de la première épidémie dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri. Elle est devenue la deuxième plus importante de l'histoire, après celle de 2014-2016 en Afrique de l'Ouest, ainsi que la plus importante de l'histoire de la RDC.

    2.    Le 17 juillet 2019, l'OMS a annoncé que le foyer constituait une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC)*. C'était la quatrième fois que le groupe spécial se réunissait pour évaluer cette décision. Le panel s'était prononcé contre lors de ses trois précédentes réunions (entre octobre 2018 et mai 2019).

    * PHEIC : Certains événements de santé publique graves qui mettent en danger la santé publique internationale peuvent être considérés, en vertu du Règlement sanitaire international (2005), comme des urgences de santé publique d'intérêt international (PHEIC)

    3.    L’épidémie a touché 25 zones de santé sur 47 dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, dont 18 sont considérées comme des zones de "transmission active", ce qui signifie qu'elles ont signalé de nouveaux cas confirmés au cours des 21 derniers jours.

    4.    De nouveaux outils ont été mis en place en réponse à l’épidémie d'Ebola dans l'est de la RDC, comme le vaccin expérimental rVSV-ZEBOV pour protéger les travailleurs de première ligne et les contacts (au premier et au deuxième degré) des patients confirmés atteints d'Ebola, et des traitements en développement pour les patients confirmés admis dans les centres de traitement Ebola. Le vaccin et les traitements en sont encore à la phase expérimentale et leur fourniture est soumise à des protocoles stricts, ainsi qu'au consentement éclairé.

    5.    Le taux de mortalité global est de 67 %. En un an, l'épidémie d'Ebola en RDC a touché plus de 2 600 personnes et causé plus de 1 700 décès. 

    6.    Les décès communautaires (personnes décédées d'Ebola avant d'avoir pu être identifiées, diagnostiquées et admises pour le traitement de la maladie) représentent 36 % du nombre total de cas déclarés (confirmés ou probables). 

    7.    Depuis le début de l'épidémie, le délai entre l'apparition des symptômes et l'admission dans un centre de traitement Ebola est d'environ 6 jours. Ce chiffre illustre les nombreux défis liés à l'identification et au suivi étroit des contacts des personnes infectées par Ebola, qui permettraient aux personnes symptomatiques de recevoir des soins adéquats et opportuns. 

    8.    Environ un cas sur deux seulement est connu comme contact avec d'autres patients confirmés ou probables atteints d'Ebola. 

    9.    Seulement 13 % des patients admis dans les centres de traitement Ebola (CTE) sont confirmés comme des cas Ebola positifs, alors que ce pourcentage diminue à 4 % si l'on considère les admissions dans les centres de transit.

    10.   Près du tiers - soit 29 % - des patients confirmés sont âgés de moins de 18 ans. 5% des patients confirmés sont des agents de santé. 

    Sources : Cellule D’Analyse (EpiRapport 2019-S29 & Situation Epidémiologique S29) & Rapports des Commissions nationales jusqu'au 23 Juillet 2019.