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MSF dénonce le meurtre d’un collègue à Batangafo par des membres d’un groupe armé

Après des combats à Batangafo, 10 000 à 15 000 personnes ont cherché refuge dans l'hôpital géré par MSF, le seul endroit qu'elles considèrent comme étant sûr en ville. République centrafricaine. Septembre 2017. © Natacha Buhler/MSF
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MSF condamne fermement le meurtre de son collègue, Gaulbert Mokafé, infirmier auxiliaire à l'hôpital de Batangafo, jeudi dernier, par des membres d'un groupe armé. MSF appelle une nouvelle fois tous les groupes armés impliqués dans le conflit centrafricain à se conformer au droit international des conflits et au respect absolu des actes médicaux, du personnel médical et paramédical, et des infrastructures sanitaires.

    Gaulbert Mokafé, 41 ans, travaillait depuis 2012 à l’hôpital de Batangafo, géré par MSF depuis 2006, en collaboration avec le ministère de la Santé. Il est décédé jeudi dernier, sur l'axe reliant Batangafo à la ville voisine de Bouca, alors qu'il partait en moto pour rendre visite à sa famille. D’après ce qu’a appris MSF, un groupe d’hommes armés aurait arrêté notre collègue et l’aurait forcé à les suivre avec sa moto dans la brousse. C’est là que Mokafé a été tué pour des raisons inconnues, d’une balle dans le coeur.


    Portrait de Gaulbert Mokafé, infirmier auxiliaire à l'hôpital de Batangafo, tué par les membres d'un groupe armé. © MSF

    « Si les responsables de la mort de Mokafé ou des membres de leurs familles avaient eu besoin de soins médicaux, Mokafé se serait occupé d'eux. Sa mort est un crime lâche, qui a choqué la famille MSF, à Batangafo et en République centraficaine (RCA). Aujourd’hui, nos équipes sont en colère. C'est inacceptable », condamne Omar Abenza, chef de mission MSF en RCA.

    Nous exigeons que les groupes armés contrôlent leurs éléments et garantissent la protection de la population, tout en respectant le personnel de santé puisque leurs hommes, ainsi que les familles, bénéficient également de la présence de MSF. Nous voulons continuer à offrir une assistance médicale et humanitaire, mais pour cela, nous avons besoin de travailler en toute sécurité. Chacun doit prendre ses responsabilités.
    Omar Abenza, chef de mission MSF en RCA

    Par respect pour Mokafé et ses proches, MSF restera en deuil à Batangafo pendant deux jours, mercredi et jeudi prochains.

    Gaulbert Mokafé avait une femme et cinq enfants. MSF adresse ses plus sincères condoléances à sa famille. 

    MSF en République centrafricaine

    MSF travaille en RCA depuis 1997 et compte actuellement plus de 200 personnels internationaux et 2 000 nationaux travaillant dans le pays. MSF gère onze projets réguliers (à Batangafo, Carnot, Kabo, Paoua, Bria, Bossangoa, Bangassou, Bangui, Bambari et Boguila) et déploie des projets d'urgence en fonction des besoins (récemment à Alindao, Ippy, Bocaranga, Mbaiki ou Pombolo).