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RD Congo

MSF dénonce la violence persistante à Salamabila

Des enfants jouent dans une rue de Salambalila. République démocratique du Congo. Décembre 2018. © MSF/Carl Theunis
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Suite à un nouvel incident violent à Salamabila, dans la province orientale du Maniema en République démocratique du Congo, MSF appelle les autres entités humanitaires du pays à agir et à renforcer les services de protection des personnes dans cette région.

    Le soir du 11 novembre, peu après que des coups de feu aient été entendus dans la ville de Salamabila, dans la province du Maniema, à l'est du Congo, deux personnes gravement blessées par balle sont arrivées dans des structures de santé soutenues par MSF. Une troisième personne, blessée à l'arme blanche, a demandé de l'aide le lendemain matin. Nos équipes ont également soigné plusieurs survivants de violences sexuelles.

    La violence contre la population civile à Salamabila est presque devenue normale, et elle se produit même en dehors du conflit actif. Elle a de graves conséquences sur la santé physique et mentale des personnes qui vivent ici.
    Carlos Francisco, chef de mission MSF

    Cet incident n'est que le dernier exemple de la violence que la population de la région de Salamabila subit depuis des années. Près du Mont Namoya, un gisement d'or naturel, les combats entre groupes armés pour l'accès aux ressources naturelles s'accompagnent fréquemment d'attaques contre la population civile.  La violence, les enlèvements, les pillages et la destruction de biens sont monnaie courante.

    « La violence contre la population civile à Salamabila est presque devenue normale, et elle se produit même en dehors du conflit actif, déclare Carlos Francisco, chef de mission MSF. Elle a de graves conséquences sur la santé physique et mentale des personnes qui vivent ici.»

    Les attaques contre la population doivent cesser. Nous demandons à tous les acteurs armés et à toute personne portant une arme dans la zone de respecter le droit international humanitaire, et de ne pas faire de mal, mais de protéger les civils, à tout prix.
    Carlos Francisco, chef de mission MSF

    MSF est particulièrement inquiète du nombre élevé d'incidents de violences sexuelles que nos équipes constatent. Depuis le début de cette année, nous avons traité près de 1 000 survivants. 85% des auteurs de ces actes étaient des hommes armés. 

    MSF est active dans la région depuis 2018, fournissant des soins de santé primaires et secondaires dans plusieurs hôpitaux et centres de santé. L'une de nos priorités est le soutien aux personnes ayant survécu à des violences sexuelles, notamment par des soins psychosociaux.

    « Les attaques contre la population doivent cesser. Nous demandons à tous les acteurs armés et à toute personne portant une arme dans la zone de respecter le droit international humanitaire, et de ne pas faire de mal, mais de protéger les civils, à tout prix », déclare Francisco.
     

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