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Personnes déplacées, Nigéria, MSF, Benedicte Kurzen

Nigéria

Janvier - Nigéria

Le Dr Valerie Weiss en consultation avec un enfant atteint de méningite dans le service pédiatrique de l'hôpital général d'Anka. Nigéria. 2019. © Benedicte Kurzen/NOOR
 

    Voilà dix ans qu'une insurrection a débuté dans le nord-est du Nigéria, entre des groupes d'opposition armés et l'armée nigériane. Le conflit est loin d'être terminé : l’urgence est toujours là et tous les jours, des personnes continuent de fuir les violences en abandonnant leur foyer.

    Piégées au cœur de ce conflit qui dure, les populations luttent pour trouver de la nourriture, de l’eau ou un abri, elles sont confinées dans des camps, leurs perspectives sont extrêmement limitées et elles dépendent grandement de l’aide humanitaire pour survivre.

    Suite à l’attaque de la ville de Rann, dans le nord-est du Nigéria le 14 janvier 2019, plus de 35 000 Nigérians ont traversé la frontière pour trouver refuge à Bodo au Cameroun, où une équipe MSF leur a fourni des soins médicaux.

    En 2019, les conditions de vie désastreuses dans les camps ainsi que le manque d’aide ont provoqué des urgences sanitaires, dont des épidémies de rougeole, de fièvre de Lassa et de choléra. Le choléra est une maladie endémique qui réapparaît régulièrement avec les saisons des pluies, mais les conflits qui affectent cette région rendent les interventions compliquées.

    MSF gère également le plus grand programme d'alimentation thérapeutique de Maiduguri, dans le district de Fori, pour les enfants souffrant de malnutrition sévère et de complications médicales. Jusqu'à 300 enfants sont admis chaque mois.

    L’intensité de la crise et ses conséquences humanitaires n’ont pas diminué alors que beaucoup de personnes qui ont besoin d’une aide n’en reçoivent pas.
    Luis Eguiluz, chef de mission MSF au Nigéria

    Des groupes criminels et des violences extrêmes dans l'État de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigéria, ont également poussé des centaines de milliers de personnes à fuir leurs villages et à chercher refuge à Anka. À l’hôpital général, MSF y gère un service de pédiatrie de 135 lits.

    LuxOR au Nigéria : mieux comprendre la fièvre de Lassa pour améliorer la prise en charge des patients

    Julita Gil Cuesta, épidémiologiste médicale au sein de l’unité de recherche opérationnelle LuxOR de MSF, s’est rendue au Nigéria afin de prendre part au projet de recherche et de documentation sur la fièvre de Lassa mené dans l'État d'Ebonyi.