× Fermer
Zimbabwe, santé environnementale, MSF

5 faits et chiffres sur l’importance de l’accès à l’eau potable pour les populations vulnérables

Des femmes s’approvisionnant à un point d’eau dans le campement informel de Stoneridge, au sud de Harare. Le puits de forage fonctionnant à l’énergie solaire a été creusé par MSF. Zimbabwe. Décembre 2019. © Samuel Sieber/MSF
Toutes les actualités 

    1) L’eau est une source de vie essentielle, mais une eau contaminée peut aussi entraîner la mort.

    Certaines maladies, comme par exemple les diarrhées qui peuvent être mortelles dans de nombreux contextes, sont directement causées par une dégradation de l’hygiène, un environnement insalubre, une eau de mauvaise qualité. Chaque année, 361 000 décès d’enfants pourraient être évités en installant des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement.


    2) Les maladies liées à l’eau font moins de bruit que les armes, mais elles tuent encore plus.

    Selon l’OMS, 842 000 personnes meurent chaque année de maladies diarrhéiques causée par de l’eau contaminée, dont la plupart sont des enfants de moins de cinq ans.

    3) La lutte pour obtenir de l'eau potable a un impact particulier sur la vie des femmes.

    Celles-ci doivent souvent aller chercher de l’eau auprès de sources éloignées, entamant de longs voyages au cours desquels elles sont particulièrement vulnérables. Ainsi, pour ne citer qu’un exemple, 10 femmes ayant survécu à des violences sexuelles ont réussi à atteindre l'hôpital MSF à Bossangoa, en République centrafricaine, au mois de mars de 2018. Elles ont déclaré qu'elles faisaient partie d'un groupe qui cherchait de l'eau et faisait leur lessive lorsqu'elles ont été approchées et enlevées par des hommes armés. Les difficultés d'accès à l'eau potable ont mis leur sécurité et leur vie en péril. Aujourd’hui, plus de 2 milliards de personnes, soit environ 30% de la population mondiale, n’ont toujours pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable.


    4) Dans les situations d'urgence, l'OMS recommande au moins 15 litres d'eau par personne et par jour pour boire, faire de la cuisine et se laver.

    Fournir cette quantité peut s'avérer difficile dans des situations de crises. En février 2019, après que la violence ait éclaté dans la ville de Rann, dans le Nord-Est du Nigéria, plus de 35 000 personnes se sont réfugiées au Cameroun, où elles ont dormi en plein air, dans un camp improvisé. Des équipes MSF se sont associées à d'autres organisations d'urgence pour distribuer 240 000 litres d'eau par jour aux réfugiés. Malgré cela, les quantités ne représentaient que l'équivalent de sept litres par personne et par jour – moins de la moitié de la norme minimale de l'OMS en cas d'urgence.


    5) Les changements climatiques vont probablement exacerber les crises existantes.

    L'OMS estime que d'ici à 2025, la moitié de la population mondiale vivra dans des zones de tensions hydriques. Le réchauffement climatique peut également exacerber d'autres crises, notamment les catastrophes naturelles, les déplacements massifs et les conflits.

    Faites un don