Allée du camp de Busana, Burundi
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La situation humanitaire des réfugiés au Burundi reste très préoccupante

Le mercredi 14 janvier 2026

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Depuis le 5 décembre, plus de 90 000 réfugiés ont fui vers le Burundi depuis l’escalade de violence dans la province du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC). Dans le camp de Busuma, à Ruyigi, ils font face à une situation humanitaire dramatique, très loin des standards minimums, alerte Médecins sans Frontières (MSF).

C’est le plus gros afflux de réfugiés depuis des années. Dans le nouveau camp de Busuma installé sur une colline, on voit des milliers de tentes les unes à côté des autres. 

On est très loin des standards minimums en termes d’accès à l’eau, à la nourriture et aux soins de santé » explique Carolina Lopez Led, coordinatrice d’urgence MSF.

Pour répondre aux besoins sanitaires dans le camp de Busuma, où environ 65 000 personnes sont installées, MSF a ouvert une clinique le 3 janvier. La plupart des consultations réalisées concernent des maladies respiratoires, paludisme, diarrhées et les parasitoses. Nos équipes collaborent aussi avec le ministère de la santé en fournissant un soutien logistique et à travers le renforcement des capacités du personnel de santé dans le centre de traitement de choléra (CTC) d’une capacité de 47 lits. Dans le camp de transit de Makombe à la frontière avec la RDC, les équipes de MSF organisent la distribution de jerrycans, de moustiquaires, de savons et d'articles d'hygiène de base à environ 1 500 personnes.

A Busuma, on estime qu’aujourd’hui chaque personne a accès à 2,5 litres d’eau par jour. Malgré une amélioration progressive, c'est encore loin des 5 litres représentant le standard vital de survie, et encore plus loin des 15 litres pour les standards humanitaires minimums. En moyenne, une latrine est disponible pour 98 personnes soit deux fois moins que le standard minimum. Les équipes MSF distribuent 51,000 litres d’eau par jour dans le camp à travers des camions citernes et prévoient actuellement des solutions plus durables pour distribuer des quantités plus importantes.  Les besoins restent donc très importants pour assurer une hygiène vitale pour les populations, et limiter la propagation de maladies hydriques comme le choléra.

Dans ces conditions de vie extrêmement difficiles, les autorités ont confirmé des dizaines décès. Dans ce contexte, Médecins Sans Frontières s’engage à renforcer l’accès aux soins de santé essentiels et à garantir des services de qualité et gratuits pour les populations dans le camp.

L’arrivée massive de réfugiés a pris tout le monde par surprise. Les autorités et les acteurs humanitaires travaillent sous pression pour donner une réponse à la hauteur des besoins aussi rapidement que possible », ajoute Lopez Led. 

Sans un soutien rapide et sans les ressources financières suffisantes, les acteurs humanitaires ne pourront pas absorber l’ampleur des besoins et la situation risque de se détériorer rapidement.

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