
Myanmar
Séisme au Myanmar
Le 28 mars 2025, un tremblement de terre de magnitude 7,7 a frappé la région centrale du Myanmar, près de Mandalay, ainsi que la Thaïlande.
La région de Sagaing a été la plus durement touchée, une région où des années de violence ont laissé des traces.
Le Myanmar est en proie depuis des années à un conflit armé prolongé et à une crise politique qui ont également érodé le système de santé, avec un impact majeur sur l'accès aux soins. La catastrophe naturelle a encore aggravé la situation.

Forts de 32 ans de présence dans le pays, nous avons immédiatement fourni des soins médicaux, de l'eau potable et des abris. Grâce à notre fonds d'urgence, nous avons apporté une aide neutre et impartiale à toutes les victimes, là où chaque minute comptait.
Nos activités en 2024 —
consultations ambulatoires
consultations prénatales
nouvelles personnes sous traitement contre la TB, dont 6 contre la TB-MR
personnes traitées à la suite de violence sexuelle
Malgré des attaques brutales contre nos structures et les restrictions de mouvement imposées aux équipes, Médecins Sans Frontières (MSF) aide les personnes touchées par la violence généralisée et les phénomènes météorologiques extrêmes au Myanmar.
Les inondations causées par la mousson et le typhon Yagi ont déplacé plus de 3,5 millions de personnes en 2024, et encore aggravé les souffrances endurées par les communautés depuis que l’armée a pris le pouvoir au gouvernement élu en 2021.
En juin, l’intensification des combats entre forces armées et divers groupes ethniques et de résistance a gravement perturbé l’activité de MSF dans les États Arakan, Shan et Kachin.
Au nord d’Arakan, nous avons dû suspendre sine die, en juin 2024, les activités de 14 cliniques à Rathedaung, Buthidaung et Maungdaw. Cette décision faisait suite à une autre prise en avril après la destruction de notre bureau et de notre pharmacie lors de violences effroyables à Buthidaung. Ces cliniques étaient les seules structures de santé auxquelles de nombreuses communautés locales pouvaient accéder.
Dans l’est d’Arakan, nous n’avons pas pu fournir les services mobiles précédemment autorisés. Les autorités ont en effet refusé de nous délivrer les autorisations de circuler. Nous avons dû recourir à d’autres stratégies, comme les téléconsultations et des consultations en cabinet.
À Lashio et Muse au nord de Shan, nous avons dû suspendre nos activités axées sur la santé sexuelle et reproductive et les soins pédiatriques. Nous les avons reprises à Muse en octobre.

À Kachin, l’escalade de la violence a contraint MSF à suspendre les activités à Bhamo. Mais, nous avons continué de répondre aux besoins critiques des communautés de Myitkyina, Hpakant, Mogaung et Mohnyin en soutenant les programmes nationaux de lutte contre le VIH et la tuberculose (TB). Nous avons aussi fourni des soins aux personnes survivantes de violence sexuelle et fondée sur le genre, des soins en santé sexuelle et reproductive aux femmes enceintes et mères allaitantes, ainsi que des soins généraux aux enfants de moins de cinq ans.
À Yangon, nous avons continué d’épauler l’hôpital Aung San spécialisé dans la TB, et commencé à offrir des dépistages et traitements contre l’hépatite C et des vaccinations contre l’hépatite B.
Dans la région de Tanintharyi, outre la prise en soin du VIH, nous avons fourni des soins généraux pour des maladies non transmissibles comme le diabète, et des soins en santé sexuelle et reproductive. En 2024, nous avons étendu ces services à Kawthaung, le district le plus au sud du Myanmar.


