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Ebola

© Martin Zinggl

    Apparu pour la première fois en 1976, le virus Ebola se transmet par contact direct avec la sang, les sécrétions corporelles, des organes et des personnes infectées. Lors des enterrements, le défunt peut également transmettre le virus aux endeuillés en cas de contact direct avec lui. Son origine est inconnue mais les chauves-souris sont condidérées comme l'hôte probable. Tant les êtres humains que les animaux peuvent attraper la maladie.

    Entre le printemps 2014 et janvier 2016, 28 636 cas et 11 315 décès (OMS) ont été recensés au cours de l’épidémie qui a frappé l’Afrique de l’Ouest (Guinée, Libéria et Sierra Leone).

    Médecins Sans Frontières a employé près de 4 000 personnels nationaux et 325 membres du personnel international au plus fort de l’épidémie, dans ces trois pays. Les équipes ont admis plus de 10 000 patients dans leurs centres de traitement et ont ensuite offert des soins et un soutien aux survivants.

    Si elle est contractée, la maladie d’Ebola est l’une des plus mortelles au monde. Il s’agit d’un virus très contagieux qui peut tuer jusqu’à 90 pour cent des personnes qui l’attrapent, causant la terreur parmi les communautés infectées.

    Symptômes 

    Au début, il n’y a pas de symptômes précis, rendant ainsi le diagnostic difficile. La maladie se caractérise souvent par l’apparition soudaine de fièvre, une faiblesse, des douleurs musculaires, des maux de tête et des maux de gorge. Ces symptômes sont suivis de vomissements, de diarrhées, d’éruptions cutanées, d’insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, d’hémorragies internes et externes.

    Traitements 

    Il n’existe aucun traitement ni vaccin spécifiques pour ce virus, même si des vaccins sont en cours de développement. Mais en l'absence de traitement, la prise en charge des patients se limite à une thérapie de soutien qui consiste à hydrater le patient, à maintenir son niveau d’oxygénation ainsi que sa pression sanguine et à traiter toute autre complication infectieuse.

    La prévention de la transmission est cruciale. C’est pourquoi les patients sont soignés dans des Centres de traitement Ebola qui appliquent des procédures de prophylaxie strictes. Par ailleurs, il faut en priorité identifier les personnes avec lesquelles le patient a été en contact lorsqu'il était malade et procéder à des inhumations sans risque. Des activités de promotion de la santé sont organisées dans les communautés pour sensibiliser à la menace, et expliquer comment s’en protéger et que faire si des symptômes apparaissent.

    En 2018, deux épidémies d’Ebola ont frappé la République démocratique du Congo (RDC). La dernière, en fin d’année, était d’une ampleur sans précédent. MSF a soutenu les efforts du ministère de la Santé pour les combattre. Des interventions ont été lancées rapidement, avec les ressources nécessaires et des équipes disposant d’un nouveau vaccin prometteur et de plusieurs nouveaux médicaments améliorant la protection et le traitement. Pourtant, ni la réponse ni ceux qui l‘ont gérée ne sont parvenus à s’adapter aux priorités des populations ni à gagner leur confiance, de sorte qu’elles n’ont pas consulté ou ont attendu avant de le faire. Fin 2018, l’épidémie dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri avait fait plus de 360 morts et, dans certaines zones, elle n’était pas encore contrôlée.
    En 2018, 2 800 personnes ont été admises dans un centre de traitement Ebola, dont 450 cas confirmés.