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Haïti

Points-clés | Rapport "Contre leur gré"

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    Le nombre de personnes qui témoignent avoir été victimes de VSBG...

    ...est important à Port-au-Prince, Haiti. Malheureusement, le problème semble négligé.

    En mai 2015, Médecins Sans Frontières (MSF) a ouvert...

    ...une clinique spécialisée dans ce type de soins à Port-au-Prince: Pran Men'm ( «prend ma main» en créole).

    Depuis son ouverture, la clinique Pran Men'm a soigné...

    ...près de 1 300 victimes de VSBG, dont la plupart sont des mineurs et des jeunes de moins de 25 ans.

    • 97 % des patients sont de sexe féminin ; mais la violence sexuelle touche aussi les garçons et les hommes.
    • Les patients de moins de 25 ans représentent la majorité des victimes (77%).
    • 53 % des patients ont moins de 18 ans.
    • Quatre mineurs sur cinq connaissaient leurs agresseurs.
    • Plus de 83 % des patients sont des victimes de viol.
    Tous les jours, les médecins de MSF sont témoins...

    ...des conséquences médicales et psychologiques des VSBG. Pour pouvoir prévenir au mieux ces conséquences, il est nécessaire que les victimes viennent à la clinique au plus vite, dans les 72 heures.

    • Le viol peut être une cause de transmission du VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles.
    • Il peut aussi entraîner des grossesses non désirées, qui changent dramatiquement la vie de ces jeunes filles.
    • Les victimes présentent aussi souvent des blessures physiques (hématomes, lacérations, plaies, fractures). Les rapports forcés entraînent fréquemment des déchirures vaginales ou anales, des saignements et des infections.
    • Les victimes sont souvent dans un état de choc ; certaines se sentent coupables, croyant qu’elles auraient pu éviter d’être victimes. Les victimes de viol sont à risque de développer des symptômes dépressifs ou de stress post-traumatique.
    Les conséquences de la VSBG sont...

    ...physiques et psychologiques, mais aussi sociales et économiques.

    • La VSBG affecte les victimes elles-mêmes, mais aussi leurs familles et communautés.
    • Les victimes de VSBG ont besoin d’une prise en charge globale qui inclut une variété de services.
    • 67% de nos patients ont besoin d’assistance sociale. Ces services peuvent inclure, par exemple, un hébergement d’urgence, une aide économique, une aide scolaire ou une aide juridique.
    • Les patients les plus vulnérables ont besoin de solutions d’hébergement d’urgence sûres. C’est l’un des besoins prioritaires de nos patients.
    La VSBG en Haiti devrait être reconnue comme...

    ...un enjeu de santé publique. Cette reconnaissance est indispensable pour améliorer les services pour les victimes, et pour renforcer les programmes de prévention.

    • Les victimes doivent avoir accès à une prise en charge médicale et psychologique adéquate.Elles doivent aussi avoir accès aux services d’assistance sociale.
    • Les victimes de VSBG doivent avoir accès des services complets pour répondre à la fois à leurs besoins immédiats et aux conséquences de leur agression sur le long terme.
    • La contraception d’urgence devrait être gratuite et facilement accessible pour toutes les victimes de viol, les traitements contre le VIH et autres maladies sexuellement transmissibles et les vaccins (hépatite B, tétanos) devraient être disponibles dans les structures de santé pour les victimes de viol, y compris en doses pédiatriques.
    • Il est nécessaire de former et de développer les professionnels de la santé afin qu’ils puissent répondre aux besoins spécifiques des victimes de VSBG.
    • Il est urgent de mettre en place un système de référencement des services pour les victimes de VSBG, coordonné de manière efficiente au niveau national et local. Un tel système est nécessaire pour permettre à chaque victime d’être orientée correctement au sein d’un système de services complets.
    • Les bailleurs de fonds devraient soutenir davantage les organisations qui fournissent des hébergements d’urgence avec des fonds plus pérennes pour assurer la protection des victimes les plus vulnérables.
    • Les programmes de prévention ciblant les enfants et les jeunes adultes devraient être renforcés en Haïti. L’éducation sexuelle devrait être mieux intégrée dans les programmes scolaires du primaire et du secondaire.

    Lire le rapport "Contre leur gré"

    Article: Contre leur gré

    *Image principale: MSF travaille avec un réseau d'organisations locales, qui travaillent avec des jeunes filles et des enfants vulnérables, à Haïti. © Benedicte Kurzen/Noor