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République centrafricaine

MSF appelle au cessez-le-feu pour permettre le déploiement de l’aide médicale d’urgence

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    Mise à jour du 15/05/2017

    MSF a pris en charge 69 blessés à Bangassou depuis samedi matin

    Lundi dans la journée, une équipe mobile de MSF a finalement pu apporter des soins d’urgence aux personnes qui se sont réfugiées à la mosquée de Bangassou. Parmi les 250 personnes qui s’y trouvaient, MSF a compté 25 blessés. Des premiers soins ont pu être donnés à 10 blessés avant que des tirs ne forcent l’équipe à quitter les lieux. Cinq sont dans un état nécessitant une intervention chirurgicale. 33 autres blessés ont été pris en charge à l’hôpital aujourd’hui, soit un total de 59 blessés depuis samedi matin.

    L’organisation est extrêmement inquiète du sort des populations civiles de Bangassou. Même si nous venons de recevoir confirmation que les personnes qui avaient cherché refuge à l’hôpital et à la mosquée ont toutes été transférées à l’église, la situation sécuritaire reste extrêmement précaire et des tirs sporadiques continuent de se faire entendre. Médecins Sans Frontières réitère à toutes les parties au conflit la nécessité d’autoriser le déploiement de l’aide humanitaire pour les civils et les personnes blessées. 

     

    Le 13/05/2017

    Suite aux violents combats qui ont éclaté tôt ce matin dans la ville de Bangassou (province de Mbomou), MSF appelle les groupes armés à mettre en place un cessez-le-feu pour permettre aux blessés un accès aux soins médicaux d’urgence.

    «En l’espace de quelques heures, MSF a reçu 21 nouveaux blessés. Cependant, nos équipes savent que plusieurs autres blessés à Bangassou sont pris au piège des tirs incessants et dans l’incapacité d’accéder à l’hôpital. Nous demandons un cessez-le-feu à tous les groupes armés qui se battent actuellement à Bangassou pour nous laisser aller chercher les blessés et offrir le minimum d’assistance humanitaire à la population», plaide René Colgo, chef de mission adjoint pour MSF actuellement sur place.

    Nous demandons un cessez-le-feu à tous les groupes armés qui se battent actuellement à Bangassou pour nous laisser aller chercher les blessés et offrir le minimum d’assistance humanitaire à la population.

    Une partie des habitants a fui la ville, les autres sont barricadés dans leur maison ou ont cherché refuge dans des lieux qu’ils espèrent sûrs. Il est pour l’instant impossible d’avoir une idée précise du nombre de victimes car l’intensité des combats empêche tout mouvement au centre ville.

    «Nous voulons aussi rappeler à toutes les parties au conflit leur devoir de respect envers les populations civiles, le personnel et les structures médicales, y compris les services de référence et les ambulances», continue René Colgo, «car toute personne blessée, même en temps de guerre, a le droit à une assistance humanitaire.»

    MSF a traité 12 autres blessés dans l’hôpital qu’elle soutient à Bangassou, suite au combat qui a commencé le lundi 8 mai, à 25 kilomètres de la ville, entre les forces onusiennes et un groupe armé.

    * Image principale : aéroport de Bangassou. © Borja Ruiz Rodriguez/MSF

    MSF gère une douzaine de projet en République centrafricaine. Elle soutient l’hôpital de Bangassou depuis 2014, ainsi que les centres de santé de Yongofongo, Mbalazine et Niakari offrant des soins médicaux vitaux au 206 000 habitants de la préfecture de Mbomou. De janvier à mars 2017, MSF a pris en charge près de 2 000 patients à l’hôpital de Bangassou.